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AVIS D’EXPERT
Le marché haut de gamme devrait se maintenir en 2012
24/01/12
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3 questions à… Claude-Olivier Bonnet, président de la CNASIMMO, syndicat patronal des réseaux d’agents commerciaux et de mandataires indépendants.




 

Comment votre syndicat intervient-il auprès des agents immobiliers indépendants ?

 

Claude-Olivier Bonnet : En parallèle de notre activité de conseil et d’information de nos membres, nous souhaitons aménager la profession d’agent indépendant de l’immobilier en collaboration avec les pouvoirs publics. Nous travaillons à une certification réglementaire de la profession afin de mieux la structurer et l’organiser.

 

BARNES fait partie des réseaux exemplaires dans ce domaine, veillant à ce que ses collaborateurs – agents indépendants – affichent une expertise professionnelle propre à satisfaire leurs clients. Accessibilité à la profession et obligation de formation sont nos deux axes de travail majeurs pour conduire à une certification européenne, à l’image de ce qui se fait aux Etats-Unis pour les agents immobiliers et en France pour différentes professions.

 


Quel regard portez-vous sur la situation du marché immobilier haut de gamme ?


Claude-Olivier Bonnet : Cela fait maintenant trois ans que l’immobilier parisien haut de gamme est sur une voie ascendante. La demande reste élevée, Paris est une ville toujours aussi attractive pour les Français et de plus en plus pour les étrangers.

 

Un constat également valable, mais dans une moindre mesure, pour la France, notamment sur la Côte d’Azur et dans les belles stations de montagne. La tendance ne semble pas fléchir.

 

Comme il y a trois-quatre ans, le luxe ne connaît pas la crise. Longtemps moteurs de cet intérêt, les acheteurs étrangers traditionnels, essentiellement des Européens (italiens, britanniques) sont progressivement suivis ou remplacés par des acquéreurs des « pays émergents » tels que le Brésil, l’Inde ou la Chine. Une nouvelle clientèle qui, de surcroît, est capable d’autofinancer ses achats immobiliers et ne dépend donc pas de financements bancaires. Tout cela concourt à maintenir des prix élevés dans l’immobilier haut de gamme à Paris.

 

 

Comment le marché immobilier devrait-il évoluer en 2012 ?


Claude-Olivier Bonnet : Contrairement à ce marché haut de gamme, le middle market a besoin de financement des banques qui, elles, se montrent de plus en plus prudentes dans leurs prêts. C’est dans ce secteur et dans l’immobilier traditionnel que 2012 pourrait connaître sinon une baisse, tout au moins une progression ralentie. Les nouvelles dispositions réglementaires et fiscales sur le marché des résidences secondaires va, de son côté, modifier la donne avec des vendeurs plus réticents à céder leur bien – compte tenu des taxes à acquitter – et des acheteurs prenant le temps de la réflexion avant d’investir. A noter cependant, et c’est une bonne nouvelle, l’entrée en vigueur de la disposition permettant de réaliser jusqu’à 40 m2 d’extension (au lieu de 20 m2) d’une construction existante en zone urbaine sans permis de construire.

 

Le marché haut de gamme devrait, lui, se maintenir à un niveau élevé de prix et de la demande. Paris et Neuilly, voire la proche banlieue, la Côte d’Azur et quelques lieux privilégiés de France, certaines stations balnéaires ou de montagne de grande qualité – à l’image de Courchevel – conservent un très fort pouvoir d’attractivité, atout-maître pour l’immobilier de qualité sur place.


LE MUST

Neuilly chézy

CHIFFRE DU MOIS
80%

 

des acquéreurs qui se positionnent

sur les biens d’exception

d’une valeur entre 5 et 10M€ sont des étrangers.

 

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